L’ONU reconnaît désormais le 20 juillet comme journée mondiale des échecs.

C’est ainsi que ce 20 juillet 2020, les Nations Unies ont mis en avant les qualités de ce sport, dans le cadre d’une journée qui lui fut dédié, au cours de laquelle, l’ONU organisa des visioconférences avec les meilleurs joueurs du monde, et les représentants des différentes fédérations.

Aujourd’hui fut un jour de célébration pour un jeu intellectuel, qui, durant des siècles, a intéressé, stimulé, et parfois même, mélangé, des millions d’entre nous à travers le monde entier.”

Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies

“En célébrant cette journée, nous nous rappelons de la valeur particulière qu’a un jeu comme les échecs pour beaucoup de personnes, durant cette pandémie et ces confinements, qu’endurent de nombreuses personnes.”

Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies

On a également remarqué que le confinement et le COVID-19 en général ont été favorable à la prolifération du jeu, grâce aux nombreuses plateformes de jeu en ligne, qui permettent aux joueurs de continuer à pratiquer leur sport durant ces temps d’épidémie.

L’ONU estime que l’intérêt du monde pour les échecs a pratiquement doublé ces derniers mois ! La plateforme de jeu Chess.com, par exemple, compte 40 millions de membres, et 10 millions de parties jouées chaque jour, ce qui témoigne clairement de la popularité croissante de ce jeu, qui est un sport.

“Le jeu d’échecs prendra une importance accrue du fait qu’il combine plusieurs caractéristiques essentielles de la civilisation future.”

Jacques Attali, écrivain français, et politicien sous le régime de François Mitterrand

Les Nations Unies ont affiché une opinion très positive quant à cette discipline, qui d’après les propos de l’ONU, “permet de faire tomber les préjugés, les barrières raciales, ethniques, et politiques, ainsi que de lutter contre la discrimination, promouvoir l’éducation, la paix, l’inclusion sociale, et la coopération, à tous les niveaux.”.

“Grâce à Internet, les échecs sont véritablement devenus un sport global. Je crois qu’ils n’ont jamais été aussi répandus qu’ils ne le sont aujourd’hui.”

Viswanathan Anand, champion du monde d’échecs de 2005 à 2013

Saviez-vous d’ailleurs que dans certains pays, comme l’Arménie, les échecs font partie du programme scolaire, et sont même une discipline obligatoire. Les enfants arméniens, ont quatre heures de cours d’échecs par semaine, dès le primaire !

“Bien sûr, je suis très heureux d’apprendre que de nombreuses personnes ont découvert le jeu d’échecs . Peut-être n’avaient-t’-ils pas le temps auparavant, mais je pense que cela été une bonne occasion pour les échecs de se répandre.”

Viswanathan Anand, champion du monde d’échecs de 2005 à 2013

Dans certains clubs, les échecs “physiques” ont déjà repris, avec, bien sûr, un protocole sanitaire à respecter: port du masque Obligatoire, désinfection des mains, parfois même, une vitre de plexiglas pour séparer les joueurs… etc.

Les tournois physiques ont également repris, avec, notamment l’organisation du récent tournoi de Bienne, en Suisse. Évidemment, ces tournois sont soumis à des règles très strictes, et le nombre de participants est fortement diminué pour éviter de réunir trop de personnes dans des lieux clos. Le tournoi de Bienne, par exemple, ne réunissait que quatre joueurs.

“J’espère qu’à l’avenir, les échecs continueront à progresser dans cette direction, sans le COVID-19.”

Viswanathan Anand, champion du monde d’échecs de 2005 à 2013